Gaby et sa petite bibitte, le tdah

Gaby et sa petite bibitte, le tdah

Le TDAH fait partie de notre vie depuis un bon moment. J'ai reconnu les symptômes très tôt. Je vous raconte comment notre parcours a débuté.

Ce n’était qu’une question de temps avant que je vous parle du tdah. Le dernier cours de natation de mes enfants m’a fait réaliser qu’il était temps de le faire, que j’en avais besoin. Je vous présente donc les débuts dans la vie de notre petit clown.

 

Je suis la ''gérante'' d’une belle famille reconstituée. Plusieurs des membres (4 sur 6)  de cette famille présente un tdah de type assez intense. Vous me direz qu’un tdah est par définition quelqu’un d’intense, mais il en existe différents types avec différentes problématiques associés. Chaque personne tdah est avant tout une personne et ont donc des personnalités différentes. Aujourd’hui, c’est du plus jeune de ma tribu dont j’avais envie de vous parler.  Le cours de natation m’a rappelé que rien n’est gagné. Il était incapable d’écouter les consignes et a dû se placer dans les escaliers en conséquence pour quelques minutes. Mais, il était tellement agité qu’il avait du mal à comprendre qu’il était en conséquence. Je me demande parfois si je dois en rire ou en pleurer. Comme n’importe quel enfant, il arrive à Gabriel d’être survolté et d’être incapable de faire une activité.

 

Gabriel est un enfant intelligent, allumé et créatif. Il était bébé lorsque j’ai commencé à me douter qu’il avait un petit quelque chose de plus, une petite bibitte qui grouillait dans tout son corps, qui risquait de s’appeler tdah.

Vous savez le type de bébé qui veut tout voir, qui veut tellement tout voir que ses petits yeux se ferment rarement pour dormir. Ces mêmes petits yeux ne semblaient jamais fatigués, au contraire, il y a toujours eu une petite étincelle prête à escalader des montagnes. Par contre, plus son étincelle s’enflammait plus ma fatigue à moi se faisait sentir. Quand ton bébé t’épuise, tu commences à te poser des questions. Mais, partout autour, on te dit que c’est normal, qu’il est encore petit, qu’il est à surveiller mais que pour l’instant on ne peut rien faire.

 

Ce petit vite a commencé à marcher à 10 mois, il a été encore plus difficile à gérer parce qu’il se déplaçait facilement. Il a rapidement saisi comment sortir de son lit, grimper sur les comptoirs, dans le réfrigérateur, sur la table, ouvrir la poignée… Nous avons dû prendre les précautions nécessaires parce qu’il sortait sans que nous en rendions compte, parfois très tôt le matin lorsqu’il se levait en douce. Nous avons fait poser un système d’alarme qui était très utile pour nous assurer qu’il ne sorte pas de la maison. Les matins pressés étaient parfois terrible.. Il m’est souvent arrivée de penser que tout le monde dormait, d’appuyer 2-3 fois sur ‘’snooze’’ et en me levant découvrir un petit bonhomme dans la salle de bain avec autant de beurre sur lui que sur le plancher. Je peux vous dire que ça donne le goût de retourner dormir (surtout quand l’enfant en question s’est réveillé plusieurs fois pendant la nuit).

Est aussi arrivé le moment où en l’espace d’un moment il a réussi à se rendre, en grimpant, sur le bord de notre piscine, hyper sécurisée. La piscine a disparu!

 

Le sommeil n’a pas fait partie de ma vie pendant un bon moment, j’y avais même renoncé. Parfois, souvent, en plus de s’endormir très tard (22h, 23h, des fois 1h du matin), notre petit Monsieur se réveillait en plein milieu de la nuit en croyant que celle-ci était terminée et en étant prêt pour faire le party! J’ai appris qu’essayer d’endormir un enfant qui est hyper excité à 2h du matin ça relève du miracle. Le sommeil est encore difficile aujourd’hui, par contre, nous avons développé des stratégies pour l’aider.



Et puis, il y a les sorties, parce que ton enfant, ton tout petit, tu dois le sortir de chez toi parfois. Mais, le regard des autres te confirme que ton enfant n’est pas dans la norme. Ce regard qui te juge aussi, parfois, souvent, toi la maman complètement découragée qui laisse passer beaucoup plus de choses parce que tu dois choisir tes batailles, les gens ne le savent pas, alors ils se permettent de te lancer des regards qui veulent tout dire. Pourtant, j’étais enseignante, j’avais une technique en éducation spécialisée et voilà que je n’étais même pas capable de gérer mon propre enfant. J’étais épuisée, vraiment. Sans aucune ressource, j’essayais de ‘’survivre’’ chaque jour’’ à son agitation.  Aller travailler était devenu relaxant… Je reprenais mon souffle au moment où je m’assoyais dans ma voiture après l’avoir déposé au CPE.

Mon image de la famille, ce n’était pas ça. À un certain moment, j’ai envié les parents qui amenaient leurs enfants au restaurant et qui passait un bon moment pendant lequel les enfants étaient assis et mangeaient leur assiette. Je les trouvais beau et me disait que ça ne nous arriverait probablement jamais.

 

Et puis, je suis tombée, complètement par hasard, sur un reportage qui a changé complètement notre dynamique familiale et la vie de Gabriel. Je savais qu’il avait un tdah, j’en étais certaine, mais personne ne pouvait m’aider parce qu’il était trop petit. Le pédopsychiatre que j’ai vu à la télévision à l’époque a dit ceci : ‘’Nous pouvons certainement évaluer le tdah à partir de 3 ans’’ Je sautais littéralement dans mon salon. Je devais le rencontrer. J’ai fait des pieds et des mains pour que nous puissions voir ce médecin et nous y sommes arrivés.

Je crois beaucoup en l’intervention précoce et ça a été la plus belle chose qui ait pu arriver à Gabriel et à notre famille.

 

La suite de notre petite histoire bientôt :) ...

 

 

 

 

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